LES TEXTES FONDAMENTAUX
Organisation des Services de Santé
au Travail.
Entreprises et Salariés.
Médecins du Travail et Actions en milieu de travail.
[ Les éléments
de la réforme introduits par le décret du 28 juillet 2004
sont en rouge dans le document qui suit. ]
> 15 000 000 salariés
sont suivis par les Services de Santé au Travail.
- 400 Services Interentreprises représentant
12 300 000 salariés) (Associations à but
non lucratif loi 01/07/1901
mais fiscalisées comme les entreprises privées)
- 1 000 Services d’Entreprise représentant
1 200 000 salariés
> 1 milliard d’euros par an,
financé exclusivement par les employeurs, consacré à
la prévention dans 1 300 000 entreprises.
> 6 500 médecins du Travail assistés
de 8 000 secrétaires médicaux et infirmiers du travail.
> Interventions de plus en plus
fréquentes de techniciens, ergonomes et autres spécialistes
dans le cadre de la pluridisciplinarité.
>
Compétence territoriale : le département
des Landes.
> Compétence professionnelle :
toutes les professions et tous les employeurs relevant du droit privé,
sauf le monde agricole.
> Nombre d’employeurs
adhérents : 7 500
> Nombre de salariés
surveillés : 67 800
> Nombre de Médecins
du Travail : 28
> 4 Centres Médicaux
fixes.
> 95 Centres Annexes
mis à disposition par les municipalités.
> 195 Centres d’Entreprise.
La loi du 11 octobre 1946 a confié aux employeurs
le soin d’assurer l’organisation, à travers les Services
de Santé au Travail, de la surveillance médicale
des salariés du secteur privé afin d’éviter
à ceux-ci toute altération de la santé
du fait de leur travail.
SERVICE D’ENTREPRISE OU SERVICE AUTONOME
Doit être mis en place lorsque l’effectif
salarié est égal à 2 200 personnes ou lorsque le
nombre d’actes médicaux atteint 2 133 par an.
Peut être mis en place lorsque l’effectif
salarié atteint 413 personnes ou lorsque le nombre d’actes
médicaux atteint 400 par an.
SERVICE DE SANTE AU TRAVAIL DES LANDES
> Structure Juridique :
organisme obligatoirement à but non lucratif, association Loi
1901.
> Objet exclusif :
pratique de la médecine du travail.
> Création :
par les employeurs, avec agrément obligatoire de la Direction
Régionale du Travail et de l’Emploi.
> Gestion : par
un Conseil d’Administration, auquel participent avec voix délibérative
des membres salariés de la Commission de Contrôle.
> Contrôle :
par une Commission composée de représentants des organisations
représentatives salariées, à raison de deux tiers
des postes et des organisations professionnelles d’employeurs
à raison d’un tiers des postes.
Formation des membres de la commission à
la charge des Services.
> Fonctionnement :
autonomie financière totale provenant des seules cotisations
des entreprises; depuis 1993, les services interentreprises sont soumis
à la même fiscalité que les entreprises.
La réforme a créé un mode
de gestion particulier:
UN CONSEIL D’ADMINISTRATION AUQUEL PARTICIPENT DES MEMBRES
SALARIES DE LA COMMISSION DE CONTRÔLE.
La gestion des Services de Santé au Travail était,
jusqu’à la réforme, laissée à la seule
initiative des employeurs. La loi de 1901 sur les Associations et les
statuts en découlant définissaient librement le cadre
de cette gestion.
Le décret a introduit un nouvel interlocuteur:
« des membres salariés
de la commission de contrôle participent, avec voix délibérative,
au conseil d’administration des services interentreprises de santé
au travail à raison d’un tiers des sièges du conseil.
» (article D 4622-27 du Code du Travail)
Dans les Landes, la situation est la suivante:
> un Conseil d’Administration
de 15 membres, élus par l’Assemblée Générale
Ordinaire tous les 6 ans,
> auxquels s’ajoutent 5 membres
de la commission de contrôle, représentant chacun une des
cinq organisations syndicales représentatives.
Les médecins du travail avaient l’habitude
de se réunir régulièrement pour entreprendre des
actions communes, échanger des informations, confronter leurs
expériences et prendre des dispositions communes à leur
activité.
Le décret a, d’une certaine manière, officialisé
ces réunions:
« Il est institué
dans les services de santé au travail employant au moins trois
médecins, une commission médico-technique qui a pour mission
de formuler des propositions relatives aux priorités du service
et aux actions à caractère pluridisciplinaire conduites
par ses membres.
Elle est composée du Président du service ou de son représentant,
des médecins du travail et des intervenants en prévention
des risques professionnels.» (article D 4622-74 du Code du Travail)
Cette commission a compétence en matière:
> de compétences
médicales, techniques et organisationnelles,
> d’équipement du service,
> d’organisation d’actions
en milieu de travail,
> d’examens médicaux,
> d’organisation d’enquêtes
et de campagnes.
Dans les Landes, la commission a été mise en place
au mois de février 2005.
La loi du 17 janvier 2002 avait introduit le principe
de la pluridisciplinarité dans le système de la santé
au travail français. Il s’agissait d’insérer
dans la législation française une directive européenne
datant de 1989 et de reprendre les principes de l’accord de refondation
sociale initiés par le MEDEF et signés avec les organisations
syndicales le 18 décembre 2000.
PRINCIPE
Amener la médecine du travail vers la santé au travail
en intégrant dans les services des équipes pluridisciplinaires
composées, par exemple, de:
> psychologues,
> toxicologues,
> infirmier(e)s
> assistant(e)s
sociaux(ales)
> formateurs
(trices) en Sauveteur Secouriste du Travail,
> formateurs
(trices) en Gestes et Postures
> ergonomes,
> etc.
MOYENS
> humains
et matériels: les services de santé au travail
peuvent utiliser toutes les possibilités internes (formation
des salariés), externes (contrats avec des organismes agréés,
tels que CRAM, OPPBTP, ARACT, cabinets divers) et recrutement direct
de personnes habilitées IPRP.
> financiers:
le financement est laissé à la charge des services et,
donc, des adhérents, puisque la réforme n’a absolument
pas modifié ce point. Le coût de la pluridisciplinarité
doit être intégré dans les budgets couverts par
les cotisations des adhérents.